CHAMPIONS D’EUROPE !!!

Malgré un revers 1-3 à Orenbourg lors de la finale retour de la Ligue des champions, nous arrachons le titre suprême grâce à un meilleur set-avérage et faisons ainsi notre entrée dans la grande histoire du "ping" européen.

Écartés de la course au titre national dans la semaine après une défaite face à La Romagne, nos esprits étaient désormais tournés uniquement vers la quête du « Graal européen » dans les plaines de l’Oural. Victorieux 3-1 au match aller, notre rêve passait cependant par une nouvelle grande performance devant une « dream team » russe à la recherche d’un triplé historique, et soutenue par 1500 spectateurs chauffés à blanc.

D’emblée cette rencontre partait sur les chapeaux de roue avec la confrontation entre Jian Jun et Dimitrij Ovtcharov. Défait logiquement dans le premier set, la faute à une entame de match timide, Jian Jun hissait ensuite son niveau de jeu à la hauteur de l’évènement et faisait alors jeu égal avec le champion d’Europe individuel. Rapide sur ses jambes et intelligent dans ses choix de jeu, il remportait les deuxièmes et troisièmes manches au terme d’une bataille acharnée, et poursuivait sa superbe prestation en s’offrant un avantage de 09-05 dans le quatrième acte. Hélas, aux portes de l’exploit, Jian Jun était alors victime de la « maestria » de l’Allemand, soudainement redevenu infranchissable, qui enchaînait six points consécutifs pour enlever la manche 09-11. Assommé par ce coup du sort, Jian Jun, malgré une bonne résistance, ne parvenait dès lors plus à inquiéter le leader slave qui offrait le premier point aux siens à l’issue d’une rencontre exceptionnelle.

La deuxième partie voyait l’opposition entre Marcos et le « Tsar » Vladimir Samsonov, plus alerte que lors du match aller. Vainqueurs en quatre actes du Biélorusse à Pontoise, Marcos mettait cette fois ci du temps à rentrer dans sa rencontre. Malmené par le local dans les deux premiers sets, il était même contraint de sauver une balle de match à 09-10 lors de la troisième manche. Jamais résigné, Marcos s’adjugeait finalement le set 12-10 avant de rééditer la même performance dans l’acte suivant. Dominé dans l’échange, mené 04-08, puis confronté à deux nouvelles balles de match à 08-10, il faisait valoir ses grandes qualités de combattant pour l’emporter 13-11 et contraindre le Slave à disputer un cinquième acte. Encore distancé en début de manche, Marcos refaisait peu à peu son handicap et poussait Samsonov dans ses tous derniers retranchements. Dans cette rencontre de très haut-niveau, il se procurait même une balle de match à 10-09 mais devait malheureusement céder sous les coups de boutoir du Biélorusse, qui s’imposait 10-12 dans une ambiance surchauffée.

Au retour des vestiaires, les données du problème étaient simples. En effet, malgré un retard de deux points au tableau d’affichage, le set-avérage cumulé de la finale nous était favorable et Kristian avait donc l’opportunité de nous offrir la Ligue des champions. Pour cela, il devait au préalable se défaire de l’expérimenté international russe Alexeï Smirnov, lui aussi assuré de ramener le titre à sa formation en cas de succès. Dans cette partie sous haute tension, les deux joueurs parvenaient néanmoins à dépasser leur peur pour offrir un spectacle à émotions fortes. Au coude à coude avec le Slave après deux manches partagées, Kris démontrait une nouvelle fois son mental de « guerrier » en renversant une situation très compromise dans le troisième acte. Mené 03-07, il l’emportait en effet 11-08 avant de subir la réaction du local qui le poussait dans un cinquième set décisif. L’issue de la Ligue des champions allait donc se jouer lors de cet ultime manche ! L’atmosphère, déjà tendue, devenait rapidement irrespirable mais Kris, mis sous pression par le Russe dans cette fin de match, ne vacillait pas dans le « money-time ». Vainqueur au forceps 11-08, il nous offrait donc le premier titre de champion d’Europe de notre histoire, et pouvait dès lors « exploser », et tout le banc avec lui, sous les yeux d’un « Russian Center » subitement rendu aphone.

Désormais assurés de remporter cette finale, le dernier match entre Marcos et Ovtcharov s’avérait anecdotique. Loin d’une concentration optimale, Marcos s’inclinait finalement en quatre manches et laissait l’Allemand apporter la victoire symbolique à son équipe.

Phénoménal ! Gigantesque ! Héroïque ! Les superlatifs manquent pour décrire l’exploit réalisé aujourd’hui par le club. Première formation française à remporter la Ligue des champions depuis Caen en 1999, nous sommes récompensés d’une campagne européenne 2013/2014 absolument fabuleuse, qui nous aura vu défaire une à une les plus grosses cylindrées du vieux-continent.

Feuille de match : Ttc Fakel Orenbourg – As Pontoise Cergy 3-1.
Dimitrij Ovtcharov (n°4 mondial) – Jian Jun Wang (Nc) : 3/2. 07, -10, -09, 09, 07.
Vladimir Samsonov (n°11) – Marcos Freitas (n°13) : 3/2. 08, 09, -10, -11, 10.
Alexeï Smirnov (n°51) – Kristian Karlsson (n°94) : 2/3. -10, 04, -08, 06, -08.
Dimitrij Ovtcharov – Marcos Freitas : 3/1. 07, 08, -05, 08.

*Victoire 18 sets à 16 au set-avérage sur l’ensemble de la finale.

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